Cusco – Oasis de Huacachina

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Entre sommets et déserts

Nous voilà donc de retour a Cusco, et à nouveau réunies. Gaïa, une amie du collège, s’est jointe à nous pour quelques jours, et c’est donc à quatre que nous arpenterons cette jolie cité.

Le 16 avril, comme chacun le sait, est un jour sacro-saint : c’est l’anniversaire d’Emma; et 20ans, ça se fête! Pour cette occasion unique, nous nous lançons dans un marathon culinaire: cafés, restaus, pâtisseries et bars, rien n’y échappe! On teste une fameuse spécialité locale: le Pisco Sour (en gros, un whiskey sour, mais avec du pisco), mais on n’est pas trop emballées par ce cocktail (et depuis la salmonellose d’Emma, les oeufs crus, on est moyen fan). Cerise sur le gâteau, nous repassons même faire un petit coucou à la clinique où Emma a séjourné (les lieux lui manquaient un peu) pour le pieds de Fanny, qui souffre d’une méchante cloque en voie d’infection (trop de sport, ça peut devenir très dangereux pour la santé!).

Le lendemain, on décide d’aller visiter la ville: musée du Machu Picchu le matin et walking tour dans le quartier bobo de Cusco l’après-midi. On apprend plein de choses, mais je dois vous avouer que la fatigue dont je suis victime à ce moment-là (on n’a pas encore vraiment récupéré du trek) m’empêche de vous en faire un compte-rendu détaillé… On se couche de bonne heure, car le 18, pour le dix-neuvième anniversaire de Gaia, c’est réveil a 3h du matin et départ pour les célèbres Rainbow Mountains. Après environ 3h30 de route, on reçoit un petit-déjeuner (enfin du pain et du thé quoi!) et on entame notre ascension: 750 mètres de dénivelés jusqu’au sommet, à 5200 mètres d’altitude (Gaïa ne s’y sent d’ailleurs pas au top de sa forme…). Malgré le nombre de touriste (on se croirait un peu dans une fourmilière), ça en vaut la peine. La vue est INCROYABLE: un panorama à 360 degrés de montagnes multicolores, pics enneigés, lagunes et autres merveilles naturelles. On en reste bouche bée.

Le 19, il est déjà temps de faire nos adieux à Cusco – et à Gaïa par la même occasion. Nous montons dans un bus de nuit en direction de l’oasis de Huacachina, à 5km de la ville d’Ica. On perd de l’altitude (les oreilles de Fanny refusent de s’y adapter) et gagne des degrés. Après une terrible nuit, tout au long de laquelle je me bat avec ma voisine, une mamie péruvienne bien en chair, pour accéder à l’accoudoir, on arrive a notre super hôtel: le Desert night Ecocamp, où nous n’avons pas une chambre, mais une tente (mais on dort dans des lits, c’est pas du camping hein !). Il y a une piscine trop belle, autour de laquelle bronzent à peu près tous les autres residents et un petit snack-bar qui diffuse une musique très sympa. Comme on est les trois très fatiguées et qu’on ressent le besoin de se ressourcer un bon coup avant de poursuivre le voyage, on s’accorde un jour de trêve: lecture, barbotage, un peu de geekage aussi.

Le lendemain, pour notre deuxième nuit dans l’oasis, nous devons malheureusement changer d’hôtel, car l’Ecocamp est « fully booked ». On se retrouve donc au Carola Lodge: autant vous dire tout de suite que c’est pas le même standing. La chambre est glauque à souhait et le petit bar attenant passe a plein volume des tubes de reggaeton et de gros rap lourd toute la journée (et surtout toute la nuit…), et il regorge de groupes de jeunes venus faire la fête (ça sent la débauche à plein nez). L’activité du jour, en ce 21 avril, consiste en un tour en buggy dans le désert et descentes en sunboard: on se place à plat-ventre sur des planches (style snowboard) et on dévale les dunes à toute allure. On se croirait dans un parc d’attraction, mais en pleine nature; c’est trop chouette! Le seul hic se produit à la troisième descente: une Américaine déboule sur Emma, qui a juste le temps de bondir de côté pour l’éviter – il faut préciser que ces planches ne sont pas très dirigeable.. Résultat des courses, Emma manque de se déboîter à nouveau le genou, et l’Américaine se tape violemment le pieds contre sa planche, restée sur le chemin. Heureusement, la vision magique du coucher de soleil derrière les collines de sable remet tout le monde de bonne humeur, et nous rentrons ravies de notre petite expédition. Voilà comment s’achève notre séjour à Huacachina.

Delphine

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