Nous débarquons à La Paz jeudi 5 avril, très fraîches, après 21 heures de car (la ponctualité, c’est pas comme en Suisse!). Le bus a eu le mérite de rassurer Fanny, qui a été (prèsque) zen durant le trajet, et le confort suffisant pour me permettre de dormir comme un bébé pendant plus de 12 heures (le trajet ne paraît du coup plus si long!!).
En arrivant, on reste abasourdies devant le fourmillement continuel de cette immense ville construite dans la montagne. Comme on séjourne en plein centre, on peut déambuler à loisir dans les ruelles remplies de bouis-bouis et les stands de souvenirs, et dans les nombreux marchés en plein air, vendant tout et n’importe quoi – nourriture, électronique, pneus de voiture, habits super cheap. Pendant que Fanny, victime de l’altitude (on a quand même monté 2000 mètres en une nuit) et du manque de sommeil (elle n’a pas partagé ma nuit réparatrice) se repose à l’hôtel, avec Emma nous grimpons dans l’une des lignes de téléphérique (le métro local, sûrement le réseau le plus développé du monde!) pour El Alto, un quartier plus pauvre, peuplé a 90% d’indigènes, qui surplombe la ville. Le soir, direction notre nouveau QG (on y mange matin, midi et soir), le Café del Mundo, constamment rempli de jeunes voyageurs (tellement de francophones!).
Le lendemain, visite guidée dans la ville avec Bolivia by Foot – TRÈS différent des walking tours de Buenos Aires puisque nous ne sommes que 5 touristes, au lieu des 60000 habituels. On débute à la place Murillo, où on est familiarisées avec Evo Morales, le dernier président en lice, qui a fait plein de trucs chouettes, comme défendre les droits des populations indigènes et favoriser la scolarisation des enfants pauvres, etc.. et d’autres moins sympas, comme construire un musée à sa propre gloire, qui a coûté des millions. Autre étape marquante de la visite: le marché aux sorcières, où pullulent filtres d’amour, potions anti-impuissance et surtout: foetus de lama (il est recommandé d’en enterrer un devant sa porte lorsqu’on construit sa maison). On finit le tour devant la prison San Pedro (du nom de notre éléphant mascotte, qui est d’ailleurs en pleine forme, si vous commenciez a vous inquiétez de son sort), qui abrite fabrication et trafic de cocaïne, et dans laquelle les incarcérés peuvent vivre tranquillement avec leur famille, profiter de bon restaus et de chambres de luxe, à condition bien entendu de rouler sur l’or (welcome to Bolivia!). Dans les années 2000, un certain prisonnier a commencé à organiser, en secret, des visites guidées du lieu, recommandées par le LonelyPlanet, pour les touristes, qui en ressortaient avec en cadeau un petit sachet de poudre blanche. Je vous laisse imaginer le succès. Malheureusement, elles ont été découvertes et interdites en 2008 (quelle fût notre déception à cette nouvelle!). Petite minute réclame: pour plus d’infos à ce sujet, achetez le livre Marching Power !
L’après midi, c’est Shopping Time (plein de petits cadeaux pour vous tous hihi), on ne sait plus où donner de la tête !
Allez, je vous embête depuis bien trop longtemps, soufflez un bon coup et rendez-vous tout bientôt pour le prochain épisode, sur les berges du lac Titicaca!
Delphine

















Quel festival de couleurs ! J’adore les chapeaux melon des boliviennes 😉
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